# La solvabilité comme preuve : ce que mesure la FINMA dans son rapport sur le marché de l'assurance

> Cet article de SwissGRC® analyse comment la FINMA étaye la résilience du secteur suisse de l'assurance par des chiffres clés. Il explique aux responsables gouvernance, risques et conformité ce que cela exige de la documentation interne.

- URL: https://swissgrc.com/fr/solvabilite-preuve-rapport-finma-assurance/
- Éditeur: SwissGRC®
- Publié: 2026-08-25
- Dernière mise à jour: 2026-08-25

## Points clés

- Le résultat annuel agrégé du secteur suisse de l'assurance s'élève à CHF 24,4 milliards, soit 136 % de plus que l'année précédente, selon le rapport de la FINMA sur le marché de l'assurance.
- Le bénéfice des placements a progressé de 47,6 % pour atteindre CHF 24,8 milliards, et le rendement des placements de capitaux est passé de 3,37 % à 5,00 %.
- Le volume de primes brutes du secteur a reculé de 0,6 % en 2025, à CHF 149 milliards. Les assureurs vie ont progressé de 3,7 %, les assureurs non-vie de 2,8 %, et les réassureurs ont reculé de 6,1 %.
- La hausse du bénéfice a été la plus forte chez les assureurs non-vie, avec CHF 12,9 milliards, et chez les réassureurs, avec CHF 9,8 milliards.
- SwissGRC® recommande de documenter chaque chiffre de résilience interne avec sa base de calcul, sa source de données et sa série chronologique.
- La première étape consiste à réunir les ratios de solvabilité et de capital dans une vue d'ensemble traçable, présentée au conseil d'administration ou au comité d'audit.

Le dernier rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA montre de manière exemplaire comment une autorité de surveillance étaye une déclaration de résilience à l’aide de chiffres clés concrets. La FINMA atteste que le secteur suisse de l’assurance se trouve dans une position financière solide et appuie cette affirmation sur un résultat annuel agrégé, un ratio de solvabilité accru et un ratio de capital plus élevé. Pour les responsables gouvernance, risques et conformité, il vaut la peine d’examiner la logique sous-jacente à ces chiffres clés. Elle montre quel niveau de documentation une déclaration de résilience solide exige au sein de leur propre organisation.

En bref

La FINMA fonde son évaluation de la résilience du secteur suisse de l’assurance sur un résultat annuel agrégé de CHF 24,4 milliards, en hausse de 136 % par rapport à l’année précédente, ainsi que sur un ratio de capital et de solvabilité nettement accru. Le principal moteur a été le résultat des placements, et non l’activité de primes. Pour la documentation interne, cela signifie que les chiffres clés doivent s’accompagner d’une base de calcul, d’une source de données et d’une série chronologique, et non se limiter à un chiffre final.

24.4CHF mrd

Résultat annuel agrégé du secteur suisse de l’assurance 2025

Rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA, cité par cash

136%

Hausse du résultat annuel par rapport à l’année précédente

Rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA, cité par cash

149CHF mrd

Volume de primes brutes du secteur 2025

Rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA, cité par thebrokernews.ch

## Quels chiffres étayent la déclaration de la FINMA sur la résilience du secteur ?

La FINMA atteste que le secteur suisse de l’assurance se trouve globalement dans une position financière solide et appuie cette affirmation sur un résultat annuel agrégé de CHF 24,4 milliards, soit 136 % de plus que l’année précédente.

L’autorité de surveillance constate en outre que le secteur a nettement augmenté son ratio de capital et de solvabilité au cours de l’exercice sous revue. Pour la FINMA, cette combinaison entre résultat, solvabilité et évolution du capital constitue la base factuelle sur laquelle repose l’évaluation de la résilience du secteur.

Le résultat a été porté principalement par le résultat des placements : le bénéfice des placements a progressé de 47,6 % pour atteindre CHF 24,8 milliards, et le rendement des placements de capitaux est passé de 3,37 % à 5,00 %.

Au sein des segments, la hausse du bénéfice a été la plus forte chez les assureurs non-vie, avec CHF 12,9 milliards, et chez les réassureurs, avec CHF 9,8 milliards.

## Pourquoi le volume de primes reste-t-il presque inchangé malgré un profit record ?

Le volume total de primes brutes du secteur n’a que légèrement reculé en 2025, de 0,6 %, à CHF 149 milliards, alors que les chiffres de bénéfice se sont nettement améliorés sur la même période.

Un examen des différents segments révèle une image contrastée : les assureurs vie ont progressé de 3,7 % et les assureurs non-vie de 2,8 %, tandis que les réassureurs ont dû accepter un recul de 6,1 %. La FINMA attribue cela principalement à la vigueur du franc suisse face au dollar, à l’euro et à la livre.

Pour l’interprétation de la déclaration de résilience, cela signifie qu’un chiffre isolé comme le résultat annuel agrégé n’explique que peu de choses s’il n’est pas relié à l’évolution des primes, à la logique des segments et aux effets de change. Le degré de granularité avec lequel les chiffres clés devraient être examinés au sein de la gestion des risques interne est décrit dans l’article La gestion des risques sert les objectifs, pas elle-même.

![Tableau de bord : situation globale des risques et de la résilience, présentant les indicateurs de solvabilité et de capacité ainsi qu'un graphique chronologique empilé du risque par rapport à la capacité](https://swissgrc.com/fr/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/rq-capacity-1024x837.webp)

RiskQuant Solvabilité et Capacité, risque par rapport à la capacité dans le temps

## Que signifie cette logique de chiffres clés pour la documentation au sein d’une organisation ?

Quiconque souhaite justifier en interne une déclaration de résilience avec la même rigueur que la FINMA dans son rapport doit documenter non seulement le chiffre lui-même, mais aussi la base de calcul, la source des données et la série chronologique.

L’article ERM Report 2023: Financial Resilience in Focus montre que la résilience financière est de plus en plus traitée, dans la gestion des risques, comme une catégorie de chiffres clés à part entière, plutôt que comme un simple sous-produit des comptes annuels. Pour les responsables gouvernance, cela signifie concrètement : les chiffres clés relatifs à la résilience financière devraient être documentés dans le registre des risques de manière tout aussi traçable que leur logique de calcul.

L’importance de disposer de preuves continues sur plusieurs années face aux autorités de surveillance est illustrée par l’article Ce que révèle l’amende infligée à UBS sur le contrôle prudentiel de long terme, à l’exemple d’un établissement financier.

## Quelle première étape rend vérifiable la documentation de résilience propre à une organisation ?

La première étape consiste à réunir dans une vue d’ensemble traçable les ratios de solvabilité et de capital utilisés au sein de l’organisation, ainsi que leur base de calcul et leur source de données.

Le responsable des risques présente cette vue d’ensemble lors de la prochaine séance du conseil d’administration ou du comité d’audit, en indiquant explicitement pour quels chiffres une série chronologique continue existe et où des preuves manquent encore. Une telle vue d’ensemble crée la base permettant de justifier les déclarations de résilience au sein de l’organisation avec une rigueur comparable à celle du rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA.

- Consigner le chiffre et sa base de calcul dans le même document
- Attribuer clairement la source des données et la responsabilité pour chaque chiffre
- Démontrer une série chronologique continue sur plusieurs périodes de reporting

En pratique

## Points clés

- La FINMA n’étaye pas sa déclaration de résilience sur un chiffre isolé, mais sur l’ensemble formé par le résultat, le ratio de solvabilité et le ratio de capital.
- Une grande partie de la hausse du résultat provient du résultat des placements, et non de l’activité de primes, ce dont il faut tenir compte lors de l’interprétation des chiffres.
- Les chiffres de résilience internes devraient être documentés avec leur base de calcul, leur source de données et leur série chronologique, et non comme un simple chiffre final.
- La première étape vérifiable consiste en une synthèse des chiffres clés présentée au conseil d’administration ou au comité d’audit lors de la prochaine séance.

FAQ

## Questions fréquentes

Quel a été le montant du résultat annuel agrégé du secteur suisse de l’assurance selon la FINMA ?

Le résultat annuel agrégé s’est établi à CHF 24,4 milliards, soit une hausse de 136 % par rapport à l’année précédente. Le principal moteur a été le résultat des placements : le bénéfice des placements a progressé de 47,6 % pour atteindre CHF 24,8 milliards, et le rendement des placements de capitaux est passé de 3,37 % à 5,00 %.

Comment a évolué le volume de primes brutes des assureurs suisses ?

Le volume total de primes brutes du secteur a légèrement reculé en 2025, de 0,6 %, à CHF 149 milliards. Les assureurs vie ont progressé de 3,7 % et les assureurs non-vie de 2,8 %, tandis que les réassureurs ont enregistré un recul de 6,1 %, en partie en raison de la vigueur du franc suisse face au dollar, à l’euro et à la livre.

Quels segments ont le plus contribué à la hausse du bénéfice ?

La hausse du bénéfice a été la plus forte chez les assureurs non-vie, avec CHF 12,9 milliards, et chez les réassureurs, avec CHF 9,8 milliards. Cette hausse a été portée principalement par le résultat des placements du secteur, et dans une moindre mesure par l’évolution de l’activité de primes proprement dite des différents segments d’assurance.

Quelles informations les chiffres de résilience internes devraient-ils inclure pour être robustes ?

Les chiffres de résilience internes devraient documenter non seulement le chiffre final, mais aussi la base de calcul, la source de données utilisée et une série chronologique continue sur plusieurs périodes de reporting. Ce n’est qu’ainsi qu’une déclaration de résilience au sein d’une organisation peut être justifiée avec une rigueur comparable à celle du rapport sur le marché de l’assurance de la FINMA vis-à-vis du public.

Quelle est la première étape pour examiner la documentation de résilience propre à une organisation ?

La première étape consiste à réunir dans une vue d’ensemble traçable tous les ratios de solvabilité et de capital utilisés au sein de l’organisation, ainsi que leur base de calcul et leur source de données. Cette vue d’ensemble est ensuite présentée au conseil d’administration ou au comité d’audit, en indiquant clairement où des séries chronologiques continues existent et où les preuves correspondantes manquent encore.

Sources

1. [FINMA attestiert Schweizer Versicherungsbranche höhere Resilienz](https://www.cash.ch/news/top-news/finma-attestiert-schweizer-versicherungsbranche-hohere-resilienz-962288)cash
2. [FINMA-Bericht: Schweizer Versicherer trotzen der Zinswende mit Rekordgewinn](https://www.thebrokernews.ch/finma-bericht-schweizer-versicherer-trotzen-der-zinswende-mit-rekordgewinn/)thebrokernews.ch

## Questions fréquentes

### Quel est le résultat annuel agrégé du secteur suisse de l'assurance selon la FINMA ?

Le résultat annuel agrégé s'établit à CHF 24,4 milliards, soit 136 % de plus que l'année précédente. Il est porté principalement par le résultat des placements, qui atteint CHF 24,8 milliards.

### Pourquoi le volume de primes reste-t-il stable malgré le bénéfice record des assureurs suisses ?

Le volume de primes brutes a reculé de seulement 0,6 %, à CHF 149 milliards, car la hausse du bénéfice vient surtout des placements. La FINMA attribue le recul des réassureurs, de 6,1 %, principalement à la vigueur du franc suisse face au dollar, à l'euro et à la livre.

### Que doit contenir la documentation d'un chiffre de résilience interne ?

Elle doit consigner le chiffre, sa base de calcul, la source des données et une série chronologique continue sur plusieurs périodes de reporting. Le chiffre final seul ne suffit pas pour justifier une déclaration de résilience.

### Quelle est la première étape pour rendre vérifiable la documentation de résilience d'une organisation ?

Il faut réunir les ratios de solvabilité et de capital dans une vue d'ensemble traçable, avec leur base de calcul et leur source de données. Le responsable des risques la présente au conseil d'administration ou au comité d'audit et indique où des preuves manquent encore.
